
Un presqu’accident, aussi appelé presque accident, quasi-accident ou near miss en anglais, est un événement imprévu qui n’a causé ni blessure ni dommage, mais qui aurait pu en provoquer. <br> Par exemple, un outil tombe d’un échafaudage sans toucher personne. Il n’y a pas de victime, mais quelques secondes ou quelques centimètres de différence auraient pu entraîner un accident grave. <br> La norme ISO 45001 décrit ce type d’événement comme un incident n’ayant entraîné aucun traumatisme ni aucune pathologie, mais présentant le potentiel de le faire. Le presqu’accident révèle donc un danger réel, même lorsque ses conséquences sont nulles.
Les presqu’accidents révèlent des dangers, des défaillances ou des comportements à risque avant qu’ils ne provoquent un accident du travail. Leur analyse aide les organisations à comprendre ce qui aurait pu se passer, à identifier les causes de l’événement et à mettre en place des actions correctives. Chaque signalement représente donc une occasion d’améliorer la prévention sans attendre qu’une personne soit blessée.
La différence entre un presqu’accident et un accident repose principalement sur les conséquences. Un accident entraîne une blessure, une atteinte à la santé ou un dommage matériel, tandis qu’un presqu’accident n’entraîne aucune conséquence réelle. Par exemple, si un travailleur glisse sur un sol mouillé mais parvient à se rattraper, il s’agit d’un presqu’accident. S’il tombe et se blesse, il s’agit d’un accident. Dans de nombreuses situations, la différence tient seulement à quelques secondes, quelques centimètres ou à la chance.
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Voici quelques exemples de presqu'accidents dans différents secteurs d'activité :
Le triangle des accidents de Heinrich représente la relation entre les presqu’accidents, les accidents mineurs et les accidents graves. Introduit par Herbert William Heinrich dans les années 1930, ce modèle repose sur l’idée que les événements graves sont moins fréquents que les incidents sans dommage. Il rappelle ainsi que les presqu’accidents ne doivent pas être ignorés, car ils peuvent révéler des risques également présents lors d’accidents plus graves.

Dans les années 1960, Frank E. Bird a développé une autre version de cette pyramide après avoir analysé environ 1,7 million de rapports provenant de plusieurs centaines d’entreprises. Son modèle présente un ratio de 1 accident grave pour 10 accidents avec blessures légères, 30 accidents avec dommages matériels et 600 incidents sans dommage. Ces chiffres historiques illustrent la fréquence des événements situés à la base de la pyramide, mais ils ne permettent pas de prédire combien de presqu’accidents conduiront à un accident grave.

Comprendre cette relation aide les professionnels HSE à utiliser les presqu’accidents comme des sources d’information, tout en donnant la priorité aux événements présentant le potentiel de gravité le plus élevé.
Le signalement des presqu’accidents permet d’identifier des dangers qui ne sont pas toujours visibles dans les audits, les inspections ou les statistiques d’accidents. Pourtant, de nombreux événements restent non déclarés parce qu’ils n’ont provoqué aucune blessure, parce que le processus semble trop compliqué ou parce que les travailleurs craignent d’être tenus responsables. Un faible nombre de signalements ne signifie donc pas nécessairement qu’un lieu de travail est sûr.
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Voici quelques options pour encourager le signalement des presqu’accidents :
Facteurs humains : La fatigue, la distraction, la précipitation, la frustration et l’excès de confiance peuvent modifier la façon dont une personne perçoit un danger ou réagit à une situation. Lorsque nous sommes fatigués, notre concentration et notre temps de réaction diminuent, tandis que la précipitation peut focaliser notre attention sur l’objectif immédiat au détriment de notre environnement.matière de santé et de sécurité. Avec l’habitude, certaines tâches deviennent automatiques et les changements sont plus difficiles à remarquer. Ces états peuvent contribuer à des erreurs critiques, comme ne pas regarder la tâche, ne pas penser à la tâche, entrer dans une ligne de feu ou perdre l’équilibre, l’adhérence ou la prise. Ils doivent toutefois être analysés avec les conditions de travail, les équipements et l’organisation.
Manque de formation : Lorsque les employés ne disposent pas des connaissances ou des compétences nécessaires, ils peuvent avoir des difficultés à reconnaître un danger et à réagir correctement. Une formation insuffisante peut aussi créer des différences entre la procédure prévue et la manière dont le travail est réellement effectué.
Facteurs environnementaux : Un mauvais éclairage, une zone encombrée, un sol glissant, un équipement défectueux ou une mauvaise organisation du travail peuvent contribuer à un presqu’accident. L’enquête doit examiner l’ensemble de ces facteurs afin d’éviter de conclure trop rapidement à une simple erreur humaine.
Pour enquêter efficacement sur un presqu'accident, voici quelques conseils :
En suivant ces étapes, l’entreprise peut aller au-delà de la conséquence immédiate et rechercher les causes profondes du presqu’accident. L’objectif est de corriger les conditions qui ont rendu l’événement possible avant qu’une situation similaire ne provoque une blessure.
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YOUFactors facilite le signalement des presqu’accidents directement depuis le terrain grâce à des déclarations simples, des photos et des questions structurées. Les équipes HSE peuvent ensuite analyser les facteurs contributifs, repérer les tendances et suivre les actions mises en place. Des fonctionnalités comme Habit Reminder et Rate Your State aident également les travailleurs à reconnaître les facteurs humains susceptibles d’augmenter le risque d’erreur
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