
Un comportement dangereux désigne une action ou une omission qui augmente le risque d'accident ou de blessure. Un salarié peut, par exemple, retirer le dispositif de protection d'une machine pour terminer une tâche plus rapidement. Un autre peut ne pas remarquer un chariot élévateur qui s'engage sur sa trajectoire. Ces situations augmentent le risque, mais leurs causes ne sont pas nécessairement les mêmes.
En matière de santé et de sécurité au travail, le terme « comportement à risque » peut prêter à confusion lorsqu’il est utilisé pour rejeter la responsabilité sur les travailleurs. Toutes les erreurs ne résultent pas d’une négligence ou d’une décision délibérée de ne pas respecter les règles. Les personnes peuvent commettre des erreurs parce qu’elles sont fatiguées, distraites ou qu’elles travaillent dans des conditions difficiles. Il est essentiel de comprendre les causes de ces comportements à risque pour pouvoir les prévenir.
Un comportement à risque désigne une action ou une omission de la part d'une personne qui augmente l'exposition à un risque sur le lieu de travail. Il peut s'agir, par exemple, d'une mauvaise utilisation d'un équipement ou de l'accès à une zone dangereuse.
Il existe une distinction importante entre une erreur involontaire et une infraction délibérée. Une erreur survient sans intention de prendre de risque. Une infraction consiste à s'écarter sciemment d'une règle ou d'une procédure. Ces deux situations nécessitent des mesures préventives différentes.
Un comportement dangereux désigne une action ou une omission de la part d'une personne. Une situation dangereuse correspond à un élément présentant un risque sur un lieu de travail ou sur un équipement.
Dans un entrepôt, le fait qu’une personne consulte son téléphone tout en traversant une voie empruntée par des chariots élévateurs constitue un comportement dangereux. L’absence de barrières séparant les piétons des chariots élévateurs représente une situation dangereuse. Ces deux éléments peuvent contribuer à un même accident. Un moment d’inattention est d’autant plus dangereux lorsque le lieu de travail ne dispose pas de mesures de sécurité suffisantes.
Au Royaume-Uni, la loi de 1974 sur la santé et la sécurité au travail (Health and Safety at Work etc. Act 1974) impose aux employeurs de protéger leurs salariés, dans la mesure où cela est raisonnablement possible. Les travailleurs ont également le devoir de faire preuve d’une prudence raisonnable envers eux-mêmes et les autres. Le fait d’identifier un comportement dangereux n’implique pas automatiquement que le travailleur en soit le seul responsable. Les employeurs doivent déterminer s’ils ont dispensé une formation adéquate et mis en place un système de travail sûr. Une enquête sur un incident doit examiner les raisons pour lesquelles l’erreur s’est produite et les mesures à prendre pour éviter qu’elle ne se reproduise.
Pourquoi un salarié expérimenté, qui connaît la procédure à suivre, peut-il malgré tout commettre une erreur ? Parce que les connaissances à elles seules ne garantissent pas un comportement sûr. Les performances humaines varient en fonction de l'état physique et mental. La charge de travail et les conditions de travail jouent également un rôle important.
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La méthodologie SafeStart identifie quatre états susceptibles d'augmenter le risque d'erreurs graves : la précipitation, la frustration, la fatigue et la complaisance.
Ces états ne provoquent pas automatiquement des accidents, mais ils peuvent augmenter le risque d'erreurs lorsqu'un danger est présent.
Notre cerveau s'appuie sur les habitudes pour accomplir efficacement des tâches familières. C'est utile, mais cela peut nous empêcher de remarquer plus facilement les changements inattendus. Sur une chaîne de montage répétitive, un employé peut effectuer les mêmes gestes pendant des heures. Si un composant se retrouve soudainement mal positionné, il risque de ne pas s'en apercevoir assez rapidement.
SafeStart met l'accent sur quatre erreurs majeures :
Le fait de savoir à quel moment ces quatre états peuvent entraîner ces erreurs aide les travailleurs à adopter des réactions plus sûres.
Des comportements dangereux peuvent se produire dans les secteurs de la fabrication, de la logistique et dans de nombreux autres environnements de travail. Ces exemples illustrent des situations auxquelles les équipes SSE peuvent être confrontées.
Un travailleur pénètre dans une zone où des particules sont en suspension dans l'air sans porter de lunettes de protection. Cela peut être intentionnel, mais cela peut également être dû à un équipement mal ajusté ou à un EPI difficile d'accès.
Un opérateur tend la main vers un élément de machine en mouvement pour débloquer un bourrage. Il risque alors de se faire coincer. Se tenir sous une charge suspendue constitue un autre exemple d'exposition à un « champ de tir ».
Un salarié utilise un chariot élévateur sans avoir suivi la formation nécessaire ni obtenu l'autorisation requise. Il se peut qu'il ne comprenne pas les limites de la machine ni les consignes de sécurité à respecter lors de son utilisation.
Un technicien de maintenance commence son travail sans vérifier que les sources d'énergie dangereuses ont bien été isolées. Un démarrage inopiné ou la libération d'énergie stockée pourrait entraîner des blessures graves.
Un ouvrier utilise un tournevis comme levier au lieu de choisir l'outil adapté. S'il lui échappe, il risque de se blesser à la main. Il peut être tentant de prendre des raccourcis lorsqu'une tâche prend plus de temps que prévu.
Un employé consulte son téléphone en traversant une zone de production et ne remarque pas un obstacle. L'obstacle constitue un danger, tandis que la distraction aggrave le risque.
Un travailleur tente de soulever une charge instable sans l'avoir évaluée ni utiliser le matériel de manutention disponible. Cela pourrait entraîner des blessures ou une perte d'équilibre.
Un opérateur désactive le dispositif de verrouillage d'une machine afin d'accélérer la production. Cela supprime une mesure de sécurité destinée à empêcher tout contact avec les pièces en mouvement.
Identifier ces actions n'est qu'un point de départ. Une organisation doit également comprendre ce qui a favorisé leur survenue. Une procédure peut s'avérer peu pratique, ou un raccourci risqué peut être devenu une pratique courante.
Les accidents du travail peuvent entraîner des blessures à long terme et nuire à la qualité de vie des salariés. L'arrêt de travail peut également avoir des répercussions sur la confiance en soi et la vie familiale. Les conséquences d'un accident grave se répercutent souvent sur les collègues.
Les organisations peuvent faire l'objet de mesures coercitives ou de poursuites judiciaires lorsque des accidents sont liés à des manquements aux obligations en matière de santé et de sécurité. L'issue dépend des circonstances et de la législation applicable. Une erreur commise par un salarié ne dégage pas automatiquement l'employeur de sa responsabilité en matière de gestion des risques.
Les accidents peuvent interrompre la production ou endommager les équipements. Ils peuvent entraîner des coûts liés aux enquêtes et à l'absentéisme du personnel. Des conséquences moins visibles, telles que la perte de confiance, ont également leur importance. La prévention des accidents contribue à la fiabilité des opérations.
Pour réduire les comportements à risque, il faut mettre en place des mesures qui permettent de maîtriser les dangers et de favoriser les bonnes performances humaines. Aucune mesure isolée ne peut éliminer les erreurs. Les organisations peuvent toutefois faire en sorte que les erreurs soient moins susceptibles de causer des dommages.
La prévention des erreursvise à réduire le risque d'erreurs ou à en limiter les conséquences. Par exemple, un dispositif de verrouillage peut empêcher le fonctionnement d'une machine lorsque le capot de protection est ouvert.
Dans un entrepôt, les barrières physiques séparant les piétons des chariots élévateurs réduisent le risque de collision, même lorsqu'une personne a un moment d'inattention. Ces mesures de sécurité ne reposent pas sur une attention constante.
La formation initiale est importante, mais l'apprentissage doit être consolidé. Un salarié peut comprendre une procédure de sécurité pendant une formation et avoir néanmoins du mal à s'en souvenir quelques mois plus tard, lorsqu'il est sous pression.
Microlearning permet de revoir rapidement des techniques importantes. Les employés peuvent ainsi revoir une « presqu'accident » ou s’entraîner à repérer une erreur critique. Des plateformes telles que YOUFactors proposent des défis quotidiens et des missions de sécurité afin d’encourager la pratique régulière de SafeStart entre deux sessions de formation.
L'objectif n'est pas de se substituer à la formation pratique, mais de faciliter la mise en pratique de ces acquis au travail.
Les travailleurs de première ligne savent souvent à quels moments les procédures sont difficiles à respecter. Solliciter leur avis lors des évaluations des risques ou des discussions sur presqu'accidents peut mettre en lumière des problèmes qui ne sautent pas aux yeux sur le papier.
Les travailleurs devraient également pouvoir signaler leurs erreurs sans être systématiquement tenus pour responsables. Une approche équitable consiste à faire la distinction entre les erreurs involontaires et le non-respect délibéré des consignes de sécurité. Cela favorise l'apprentissage et permet d'adopter des mesures adaptées.
La formation à la sécurité ne doit pas s'arrêter lorsque les employés quittent la salle de formation. La routine du travail peut créer des conditions dans lesquelles les personnes cessent d'être pleinement attentives. YOUFactors est une plateforme numérique de formation et de renforcement des connaissances en matière de sécurité, basée sur la méthodologie SafeStart.
Elle aide les utilisateurs à identifier les situations qui augmentent le risque d'erreurs graves et à s'entraîner à mettre en œuvre des techniques permettant de réduire ces risques. La plateforme peut venir compléter la formation SafeStart dispensée par un formateur ou servir de support à des programmes numériques destinés aux équipes de terrain dispersées.
Les « Défis quotidiens » permettent de revoir les principes essentiels de sécurité, tandis que les « Missions de sécurité » encouragent les employés à les mettre en pratique dans des situations de la vie quotidienne. La rubrique « Évaluez votre état » invite les utilisateurs à se demander si la précipitation, la frustration, la fatigue ou la complaisance pourraient nuire à leur concentration.
L'analyse des incidents évités de justesse aide les travailleurs à réfléchir à l'presqu'accidents e et à la manière dont des erreurs graves se sont produites. L'fonctionnalités , inspirée de l'XP et de la gamification, encourage une participation continue. Ces outils offrent des occasions de s'entraîner de manière répétée, plutôt que de promettre qu'une activité prise isolément suffira à prévenir les accidents.
Savoir quoi faire ne revient pas toujours à le faire systématiquement. Un employé expérimenté peut identifier un danger lors d'une formation et pourtant ne pas y prêter attention lors d'un service chargé.
L'adoption d'habitudes plus sûres passe par une pratique régulière et par la capacité à identifier les moments où le risque d'erreur est accru. YOUFactors renforce les techniques SafeStart au fil du temps. Les organisations peuvent suivre la participation et l'engagement dans l'apprentissage, parallèlement à des indicateurs plus généraux de performance en matière de sécurité, afin d'évaluer l'adoption du programme.
Un acte dangereux peut résulter d'une erreur involontaire ou d'un choix délibéré. Dans les deux cas, le contexte joue un rôle important.
Une gestion efficace de la sécurité ne consiste pas à attendre des gens qu’ils soient parfaits. Il s’agit plutôt de rendre le lieu de travail plus résilient face à l’erreur humaine et d’aider les salariés à prendre conscience des moments où leur état peut affecter leurs performances.
En associant SafeStart à un accompagnement numérique via YOUFactors, les entreprises peuvent offrir à leurs collaborateurs davantage d'occasions de mettre en pratique des comportements plus sûrs, au-delà de la formation formelle.
Apprenez, pratiquez et adoptez des habitudes plus sûres en quelques minutes avec YOUFactors.
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